1.7 Christiane Maison de Couture à Paris 1926

Dernière mise à jour : 5 nov.

Couture Mode Parfum Monuments de Paris



Textes et photos © Geneviève-Fontan





Parfum

CHRISTIANE COUTURE








CHRISTIANE

Christiane Misset a épousé en 1920 le sculpteur Moreau-Vauthier, dans la plus stricte intimité à Saint-Cloud.


En 1933 elle dépose sa marque " Maison Christiane Couture" sise au 33 rue Saint-Augustin à Paris.



Robe pensée mauve, haut Georgette, jupe et nœud doublés d’argent. Riche broderie pierres et perles fines. Cape assortie deux tons 1926




Dans les années 1940-50 elle ouvre une maison de couture 6 rue Royale à Paris.


Ses créations sont raffinées et comme bon nombre de maisons de mode Mme Christiane Moreau-Vauthier a créé un parfum présenté dans un coffret portant le logo de sa marque représentant un cygne encerclé du C de Christiane.


Mme Christiane M.-V. s’est adressée à l’architecte André Bérard, président de l’Office du Bâtiment pour rénover cette belle demeure qu’elle a choisie pour installer ses petites mains, ses salons et ses podium de défilés.



Porte d’entrée en fer forgé

avec l'enseigne Christiane Couture

33 rue St Angustin Paris



La porte d'entrée en 2023

avec toujours la lette C sur chaque vantail








Le péristyle






Les locaux de la maison Christiane Couture sont installés dans une cour intérieure donnant sur un jardin.

Christiane a imaginé une décoration beige et or pour créer une ambiance chaleureuse et confortable, comme un écrin.


L’artiste peintre Georges Picard a dessiné les panneaux muraux, qui habillent les murs. Le sculpteur Paul Moreau-Vauthier, son époux, a apporté tout son talent pour la réalisation des bronzes et pour la double porte va-et-vient inspirée de l'art d’Extrême-Orient.


Ce petit temple de la Parure donne sur un jardin où la verdure, les fleurs et le murmure d’une vasque-fontaine offrent un cadre enchanteur pour les défilés de mannequins. Des défilés qui attiraient une foule de spectatrices et de spectateurs du Tout-Paris.



Le jardin


Une fête pour l’inauguration des salons 1926

A cette occasion s’est déroulée un défilé des plus éclectiques pour la période avec pyjamas garçonniers, déshabillés galants, robes de sport, manteaux somptueux, toilettes de jeunes filles, robes du soir, capes de laine et de fourrure sous l’œil brillant des messieurs au parterre.

Cette fête donnée pour l’inauguration de la rénovation des salons s'est terminée par une chorégraphie où les brillantes étoiles du corps de ballet de l’Opéra, V. Ellanskaïa, Th. Bartonat, K. Vrandja célèbraient l’Egypte, l’Espagne, l’Indo-Chine, la Russie avec une grace infinie.



Grand salon de présentation opposé à l’estrade


L’auteur de l’article termine avec ces mots « Voilà comment la tradition vivifiée se perpétue. Car à l’élégance des marquises qui évoluaient sous Louis XVI dans le cadre gracieux d’une architecture dont le prestige règne encore dans le monde entier, s’apparentent les éléments décoratifs et les silhouettes modernes. Tout proclame cette filiation : l’accord délicat des formes et des couleurs, la pureté classique des lignes, le charme et la distinction des demeures anciennes retouchées sans déformation, le style des ornements, des meubles, du luminaire…. L’Etranger séduit, captivé, continue à venir chercher en France, comme autrefois, ce que nulle race, ni brutalement, ni cauteleusement, n’a jamais pu nous ravir : l’imagination, qui inspire les œuvres d’art, le goût qui les corrige avec sévérité et sûreté, la main consciencieuse et adroite qui les crée supérieurement pour la parure de la femme, la main des fées parisiennes ».



CHRISTIANE

Vue du flacon


CHRISTIANE avait une admiration pour la danse classique. Il est fort probable que le logo de sa maison de couture soit une évocation du Lac des cygnes. Le bas du flacon est décoré d'un mouvement lacustre, que l'on retrouve dans le décor du logo surmonté d'un cygne gracieusement stylisé.



BIBLIOGRAPHIE

La Renaissance de l’Art Français et des Industries de Luxe 1926, d’après Paul Gsell


Incertitudes

L'article de Paul Gsell nous est parvenu incomplet et des anomalies subsistent entre les dires de cet article et les inscriptions au registre du dépôt des marques.

Il est question dans l'article de Gsell de 1926 de l'Hotel de Vibraye à Paris où elle aurait pu exercer avant de s'installer au 33 rue St Augustin.




Cet article n'est pas terminé. J'apporterai au fil du temps le résultat de mes recherches


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